Fonction didactique | Supervision, enseignement & transmission
Superviser, enseigner et évaluer sans fabriquer de dépendance.
La fonction didactique prolonge l’ancien parcours vers le titre de Psychanalyste didacticien, mais elle est aujourd’hui définie plus concrètement : supervision réellement conduite, enseignement observé, évaluation explicite, mémoire et soutenance.

Être expérimenté ne suffit pas pour savoir superviser.
Le superviseur ne traite pas le supervisé comme un patient et ne transforme pas la supervision en démonstration de son propre savoir.
Il aide à clarifier une situation, à repérer les hypothèses, les biais, les risques et les options techniques. Il doit aussi pouvoir distinguer ce qui relève d’un soutien, d’une exigence normative ou d’une restauration après une situation éprouvante.
Le travail didactique porte donc autant sur la clinique que sur la façon d’occuper une position de pouvoir et de transmettre sans emprise.

Superviser, enseigner, évaluer
Superviser
Travailler formulation, sécurité, technique, posture, cadre, limites et processus sans imposer une école unique.
Enseigner
Définir des objectifs, choisir des situations pédagogiques, expliquer clairement, donner un feedback et favoriser le transfert vers la pratique.
Évaluer
Utiliser des critères explicites, repérer une insuffisance, proposer une remédiation et savoir différer une validation lorsque la sécurité ou la compétence l’exigent.
La recherche et le mémoire restent présents, mais la pratique de transmission doit être démontrée.
- 50 h de supervision effectivement conduite auprès d’au moins deux praticiens
- 25 h de supervision de supervision ou intervision
- 20 h d’enseignement observé
- Deux supervisions évaluées
- Mémoire final articulant théorie, clinique et transmission
- Soutenance contradictoire devant plusieurs évaluateurs
Argumenter sa position plutôt que réciter une doctrine.
L’ancien parcours demandait déjà un mémoire et une soutenance. Cette exigence est conservée.
Le mémoire doit montrer une capacité à problématiser, articuler théorie et clinique, discuter des alternatives, identifier des limites et expliciter ce que le travail apporte à une pratique ou à une question de transmission.
La soutenance est contradictoire : elle ne cherche pas l’adhésion du jury à une école, mais la capacité du candidat à défendre, nuancer et réviser son raisonnement.
Former et certifier suppose de limiter les conflits d’intérêts.
La personne qui accompagne l’analyse personnelle ne doit pas devenir l’unique juge de la certification. De même, un superviseur ne devrait pas disposer seul du pouvoir de valider l’ensemble d’un parcours.
